mercredi 23 novembre 2011

Autour de Thakhek: Kong Leng Lake et grotte de Bouddha

Météo : plutôt ensoleillé, chaud, 30deg

Réveillé à 6h du matin après une nuit plutôt calme finalement : gros mal au ventre… petite dose de cheval de médicaments, une grosse envie de vomir et je prépare mes bagages pour la journée. Direction un lac (Kong Leng lake) au milieu des montagnes, par une piste sportive : dans cet état, j’appréhende un peu car le quart de la simple baguette qui m’a servi de petit déjeuner passe plutôt mal.


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On remonte la route 13, et tournons vers l’Est sur une bonne piste en gravillons : il ne faut pas avoir besoin de freiner !










Apres quelques kilomètres, la forêt se densifie et la piste ne s’améliore pas du tout : des grosses pierres font leur apparition pour devenir un champ de rochers… La moto est plus légère, ça passe sans trop de problème. Une descente « en » boue ne me fait pas marrer du tout en revanche : adhérence proche de zéro…, mais ça passe aussi!









Apres ce passage au milieu de quelques collines, nous voilà dans la plaine et la piste devient sableuse : quelques frayeurs, notamment en virage. Tourner dans le sable, qu’y-a-t-il de plus casse-gueule ? On arrive finalement au dernier village avant le lac.







.En sortant du village, on traverse un passage boueux dans le lit d’une rivière. Ma roue arrière s’enfonce jusqu'à l’essieu… j’accélère, envoie de la boue partout dans les arbres et puis je sors. Rebelote 100m plus loin, la roue arrière s’enfonce dans une ornière de boue. Au fond de l’ornière : une planche de bois qui, un jour, a du servir de « pont ». Je patine et n’ai plus adhérence. Génial… Le chemin est 1-2m en contrebas des champs, en descente. Impossible de faire demi-tour. Comment sortir ? Je descends de la moto, passe la 1ere.



Plus légère, elle avance doucement mais la roue avant reste bloquée... L’avant immobile, l’arrière qui avance : la moto pivote par l’arrière ! La voilà complètement en travers du chemin, face au talus de la rizière… Il va bien falloir que je la sorte, et qu’elle monte ce talus de en face de moi. 1ere enclenchée, grimpette dans les broussailles… et arrive finalement dans la rizière : sportif !


 




Mes 2 compères finissent en moto car ils ont réussi à passer et je les rejoins à pied après 500m au milieu des rizières.
Le lac est d’une couleur turquoise impressionnante, plein de petits poissons qui circulent en rond dans cette eau calme. Il fait moins de quatre-vingt mètres de diamètre. Je préfère faire une petite sieste pendant que Stephan et Uwe se baignent.



En repartant, ils cherchent un restaurant pour déjeuner, mais rien. Personnellement, je m’en fous un peu car je vais m’abstenir de manger pour le moment. Je suis fatigué mais ça va légèrement mieux. Finalement ils déjeuneront presque chez l’habitant : des nouilles instantanées.









Un coquin précoce anime le déjeuner...






Le chemin du retour passe par la même piste, et on se dirige vers Thakhek pour aller voir la « Buddha Cave » sur la route de Mahaxay.




La piste qui mène à la grotte est de très bonne qualité, entourée de concrétions calcaires. La grotte est perchée dans une falaise. C’est ça la grotte ? Quelques stalactites, des offrandes partout dans une grotte de 8x8x8m … plutôt déçu.


En rentrant, je fais laver ma moto qui est déguelasse. Je réussis à faire du change dans un magasin. On dinera dans un restaurant plus chic qu’hier soir, pour diner léger...
Ce soir, le karaoké s’est calmé et mon ventre va mieux. Je suis crevé et m’écroule. 

















mardi 22 novembre 2011

La boucle par l'Est, en traversant le lac...

Météo : beau pour commencer, puis nuageux jusqu'à craindre la pluie ; chaud, 28-30 deg


Nous avons une grosse journée devant nous. Jules à Vientiane nous a prévenus que la route était tout à fait praticable mais défoncée : une ancienne route en asphalte abimée. On part vers 9h45, soit un peu tard. La route file jusqu'à La Xao, sortant du plateau en traversant les montagnes.




Sur un pont, on aperçoit des pirogues faites dans les réservoirs d’essence - largués par les avions américains lors des bombardements - il y a 40 ans. On s’arrête pour boire un coup avant d’attaquer la route que l’on sait « sport ».




Jules ne nous a pas menti. La route défoncée s’intensifie au fur à mesure que les 1ers km s’enchainent et finalement d’une route de pierre ça devient une mauvaise piste envahie de trous et nids de poule. Une dizaine de gars sur des waves viennent en sens inverse. Ils ne savent pas ce qu’il leur reste à parcourir…




Ma moto secoue sérieusement, mais je me sens plutôt à l’aise. La piste devient un chemin, et la cadence des virages s’accélèrere alors qu’on s’enfonce dans la forêt.

La route doit passer au milieu d’un immense lac artificiel, crée par les différents projets hydro-électriques. Nous décidons d’aller voir l’entrée du lac, par une piste de bonne qualité. Détendu, regardant le paysage, je manque une pirouette de peu entre la distraction, une ornière et des gravillons…






Arrivée à un des barrages, je suis un peu déçu : rien d’exceptionnel et seul les abords du lac avec des arbres morts au milieu de l’eau. Ce même paysage sera beaucoup plus frappant au milieu du lac, les berges sont mi-immergées et donne une impression d’inondation de longue durée…






Apres avoir déjeuné dans un des seuls restaurants depuis La Xao, la piste est de meilleure qualité, plus large, mais de nombreux trous sont traitres et me rappelle que je suis tout de même bien chargé.




Au bout du lac: une route de bonne qualité qui traverse le Laos d’Est en Ouest pour relier la Thaïlande au Vietnam. Des montagnes de concrétions calcaires tout autour. Le paysage est juste défiguré par la multitude de lignes haute tension qui partent des barrages…






Aucune photo possible. On file vers Thatek, de nuit désormais, et les phares longues portées sont de nouveau utile pour expliquer aux voitures d’en face qu’on ne circule pas plein phares…

Arrivés à Thakhek, recherche d'une guesthouse le long du Mekong. L’idée semblait agréable. Impossible, le bord de rivière n’est pas aménagé comme pourrait l’être les bords d’un fleuve. On aboutira dans une maison coloniale transformée en soi-disant GH et surtout délabrée. Le diner en bord de rivière n’est pas très bon et je ne suis pas très confiant de la qualité… Je lis rapidement les nouvelles d’Europe : désastreuses… et moi qui pensais qu’en un mois, toute cette merde décanterait. Je vais me coucher, un karaoké hurlant en voisin, sans vitre… je sens que la nuit va être bruyante.
Décision prise : je laisserai ma moto chez Bernard Cambodge. Fabien m’assure qu’elle sera entre de bonnes mains.

lundi 21 novembre 2011

Special piste...

Album special "piste" et visites

-Ban Khoun Kham et Kong Lor Cave
-La route vers Thakhek et le lac
-Autour de Thakhek: Kong Leng Lake et la grotte de Bouddha

Disponible avec les autres liens des albums photos ou ici: Album photo special piste

Bah, il fait bien noir ici!

Météo : grand ciel bleu, chaud, 28deg





Debout comme prévu, direction l’office de tourisme pour glaner quelques infos. Je n’ai que mon top case, et autant dire que je ne conduis pas la même moto ! Alors que Stephan et Uwe discutent à l’intérieur, je m’aperçois qu’un terrain de pétanque 1ere classe est dans le jardin !





On prend la route qu’on pensait être une piste et qui s’avère être une petite route en asphalte qui serpente au milieu de la plaine, entre les villages. La plaine est complètement plate, ventée, et très sèche. Le riz a déjà été récolté et ne pourra repousser qu’à la prochaine mousson tellement que les sols sont desséchés : les lits des rivières/ruisseaux sont à secs. D’ailleurs en moto, il fait un peu chaud sous l’équipement de piste…




On arrive à la grotte de Kong Lor et pas de place pour la visite sauvage… les guides nous attendent. La visite se fait en bateau, sur la rivière souterraine. Ça sera 110k Kip pour un bateau. On embarque dans une pirogue qui fuit, par la sortie d’une grotte, 15-20m de large par 10m de haut. On remonte le courant.









Rapidement les seules lumières disponibles sont celles de nos lampes torches et il fait frais. Les yeux écarquillés, on observe tous les recoins. C’est impressionnant sans pour autant être exceptionnel. Après 10 min de bateau, on débarque pour suivre un sentier sur le coté tandis que le bateau va remonter les « rapides », seul. Le long du chemin on observe de stalagmites et stalactites, ingénieusement éclairés avec l’aide de la région Rhône-Alpes. Revenu au bateau à temps, coupure d’électricité !


  
 

Pendant plus de 7km, on remonte le cours de la rivière. Il faudra sortir du bateau 2-3 fois pour permettre au bateau de passer seul. L’entrée de la grotte est un écrin de verdure, au milieu d’une végétation humide. Des buffles d’eau se baignent, quelques cultures sur les berges et une petite clairière aménagée : arrêt pendant ¼ d’heure. Le retour en bateau ressemblera étrangement à l’aller… sérieux ?

En reprenant les motos, on décide de suivre une piste indiquée sur le GPS. Le 1er essai, la piste a disparu. Au 2eme essai, on suit une piste défoncée, avec des ornières de boues sèches (20-30 cm) faites par les voitures lors de la fin de la saison de pluies. Finalement, tant bien que mal on arrive dans un village : ça ne mène nulle part… la piste indiquée n’est autre qu’un chemin à vache qui passe au milieu des rizières. Recouvertes chaque année, par les moussons, les pistes changent tous les ans ! Bref on décide de retourner sur la route, en traversant les rizières à sec : le bas de caisse touche les digues des rizières en terre…
Sur le chemin du retour, je pense à ma décision de laisser ma moto au Cambodge ou pas ! Car la suite de mon planning doit s’adapter dès après-demain. Demain, direction Thakhek dans tous les cas.

dimanche 20 novembre 2011

« On dirait le Sud »

Météo : ensoleillé, chaud, 30deg


Départ de Vientiane avec mes 2 compères. Rendez-vous à 8h du matin et direction Paksan après un bon petit déjeuner. Le GPS a décidé de faire des siennes en ville… il tourne en rond et nous avec ! La route 13 file vers le sud, droite, longue, plate et peu d’arbres. Elle le longe le Mekong. Rien à voir ou presque, ni paysages, ni villages. Ça contraste un peu avec ces derniers jours. Une épaisse brume de chaleur fait son apparition et ça annihile tout espoir de photo.


On s’arrête pour déjeuner juste avant de quitter la route 13, et filer vers l’Est sur les routes 8 et 12 : direction les montagnes. Ce sont des immenses concrétions calcaires, très étranges : longues et étroites, elles s’élèvent à la verticale sur plusieurs centaines de mètres, mais ne mesurent pas plus de quelques dizaines de mètres à la base et forment une « forêt » verticale, comme un millefeuille couché. Aucune photo possible compte tenu de la brume de chaleur…


On arrive à Khoun Kham, un plateau entre les montagnes. Sur les 7 guesthouses, on fait notre choix. Je défais complètement la moto car demain nous irons nous balader dans les alentours, vers une grotte. On file rapidement diner dans LE restaurant de la ville. Au milieu de nulle part, ces villages de paysans ont vu leur plaine se transformer complètement avec la construction de plusieurs installations hydro-électriques.

Finalement, j’en sais un peu plus sur mes 2 motards. Stephan prépare sa thèse à Siem Reap sur les systèmes politiques des minorités locales au Cambodge (si j’ai bien compris...), tandis qu’Uwe est ingénieur à Paris depuis 2 ans. On passe la soirée à discuter jusqu'à gouter le fameux Lao-Lao, alcool de riz local : heureusement le planning de demain est déjà arrêté.

samedi 19 novembre 2011

Vientiane, la conduite en ville, j’adore…

Météo : ciel bleu avec quelques nuages, 25-26 deg


Debout aux aurores comme prévu, je suis prêt vers 7h15. Je m’arrête chez un loueur de motos avant de partir de Vang Vieng car j’ai vu qu’ils avaient de grosses motos devant leur magasin: peut être ont-ils de pneus ? Apres quelques palabres, ils ont un pneu qui convient pour la roue avant seulement… ça m’avance pas trop et je préfère changer les 2 ou aucun. Mais ils me donnent le numéro de leur fournisseur à Vientiane. Je fais le plein (5.4L/100km, tout va donc bien), la perte de puissance était imaginaire !

D'après mes informations, la route devait être mieux que la veille… que nenni ! Toute pourrie avec 100m acceptables et 100m complètement défoncés. Puis elle s’améliore. Je réalise que je m’éloigne de la rivière : visiblement les inondations et la pluie n’aiment pas les routes de construction laotienne.
A 50km de Vientiane, la circulation s’intensifie et la route redevient pourrie sous le poids des camions. Deux très gros nids de poule me secoueront un peu, voire un peu trop. Malgré le freinage sec, la roue avant claque d’un bruit sourd !
Les voitures dans tous les sens, les voitures en face qui doublent dans la 3eme file. Je manque de rencontrer un 4x4 de face quand celui-ci décide de prendre ma voie pour un parking : concentration maximum. Après Marseille, ce n’est pas Ventiane qui va m’effrayer… euh si peut-être quand même!
Peu ou pas de photos, pas grand chose à voir et je veux être à Vientiane le plus vite possible pour pouvoir repartir le plus vite possible.

Session mécanique:
Arrivé chez Fuark (merci le GPS!), je discute avec la femme du patron. Pas très sûre, elle téléphone à son mari et me sort un pneu avant identique à l’actuel. "Non ce n’est pas que je cherche…" puis très cross. Toujours pas…Et enfin exactement ce que je cherche ! Mais elle ne peut avoir le pneu arrière que demain L. Elle continue de chercher pour me sortir un pneu arrière très cross… bof, je ne suis que moyennement emballé. En réfléchissant je discute avec 2 allemands (Stephan et Uwe) qui font réparer leur motos. Ils vont faire le même chemin que moi mais à partir de demain et m’invitent à faire la route ensemble. J’hésite car ça me fait rester à Vientiane une nuit… Pendant qu’on discute, un gars de chez Jules Rental débarque, un laotien parlant un parfait anglais et il me trouve dans le fourre-tout du garage un pneu moins cross qui ira parfaitement ! Pour 130 USD en 2h, j’aurai mes pneus changés. Je décide de conserver mon pneu arrière qui peut me servir si je redescends vers Singapour : sur l’autoroute je ne pourrais pas garder un pneu « trop cross ». Autre décision : je décide également de rester avec mes 2 néo-compagnons pendant quelques jours.

Une fois les pneus changés, je file vers Mixay guesthouse. Un peu chère (105k Kip), mais ça ira très bien et me lance dans une session lessive : blouson et pantalon de moto compris. L’eau du Mekong est claire à coté du jus qui sort de ma lessive !
Par hasard, je recroise mes 2 néo-compères et nous discutons « planning ». Je décide d’aller voir Jules car nous avons quelques questions précises. Il est toujours à son magasin. Un peu froid au début, puis il se détend et tape la discut’ en plaisantant. Il répond à toutes mes questions et me recommande de laisser ma moto chez Bernard au Cambodge si je veux. Il me déconseille les pistes seuls du sud est du Laos : « pas la peine d’aller se foutre dans la merde ». Je file me balader en ville et me remémore des rues que j’avais complètement oubliées. Vientiane ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable.

Diner à Kho Pa Deuc, très bon curry, et prix acceptable mais quelques travailleuses trainent au bar pourtant plutôt upper-class, surprennant. Après quelques bière Lao dans un bar rempli de backpackers, dodo car demain, rendez-vous à 8h. Il faut que j’arrange un nouveau bagage… un pneu !

Avant de me coucher, j’envoie 2 emails pour savoir si laisser ma moto au Cambodge serait possible.


vendredi 18 novembre 2011

Laos, version 2009 vs version 2011

Même lieu, même photo (ou presque)
Cherchez les erreurs ☺

 2009


2011